Carnet d’atelier · IA
Un assistant IA sur votre site, sans qu’il invente.
Un assistant IA bien posé répond à toute heure, dans la langue du visiteur. Mal posé, il invente avec aplomb. Voici comment l’atelier l’encadre : un rôle, des sources, des limites, un relais humain, des tests, et vos données bien gardées.
Le risque : une réponse fausse, dite avec aplomb
Un modèle de langage produit du texte plausible. C’est sa force et son danger : sans cadre, il comble les trous de ses connaissances par des phrases qui sonnent juste. On parle d’hallucination. Sur le site d’une entreprise, une seule réponse inventée, un prix, un délai, une condition, peut coûter plus cher que l’assistant ne rapporte.
Un assistant utile n’est donc pas un modèle branché sur un site. C’est un modèle encadré, à qui l’on a donné un rôle, des sources et des limites, et qu’on a testé avant de lui confier vos visiteurs.
Un rôle, pas une personnalité
Tout commence par une mission précise : répondre aux questions, orienter vers la bonne page, qualifier une demande. Puis un ton, celui de votre marque. Puis la liste, écrite, de ce qu’il ne doit pas faire.
Un assistant qui essaie de tout faire fait tout à moitié. Un assistant qui sait ce qu’il est là pour faire le fait bien, et sait reconnaître ce qui ne le regarde pas.
Des sources, et seulement elles
L’assistant répond à partir de vos contenus validés : vos pages, vos fiches, votre FAQ, vos politiques. Rien d’autre. Chaque réponse s’appuie sur une source qu’il peut citer. Quand l’information n’y est pas, il le dit, au lieu de broder, et propose de passer la main.
C’est le test le plus simple à faire sur n’importe quel assistant : lui poser une question dont la réponse n’est pas sur le site. La démonstration de la page Assistant IA et chatbot en contient une, piège compris.
Des limites écrites
Certaines réponses ne lui appartiennent pas. Sur le site d’Immigration Élite, l’assistant oriente les visiteurs sans jamais se prononcer sur leur admissibilité : c’est le travail du cabinet. Sur celui d’Eleni Tavla, Lexi donne de l’information générale, jamais un avis juridique, et passe la main à l’avocate.
Ces limites sont fixées au cadrage, avec vous, et écrites dans ses instructions. Une question délicate, une réclamation, une urgence : il ne décide pas seul.
Le relais humain
Passer la main n’est pas un échec, c’est une fonction. Avant de le faire, l’assistant rassemble ce dont votre équipe a besoin : le besoin, le contexte, les coordonnées que le visiteur choisit de laisser. Le relais passe par le canal que vous choisissez : un courriel, un formulaire, un rendez-vous.
Votre équipe reçoit une demande prête à traiter, au lieu d’un « Bonjour, j’ai une question ». Le visiteur, lui, sait qu’une personne va lui répondre.
Tester avant d’ouvrir
Avant la mise en ligne, l’assistant passe un examen : des questions réelles, tirées de vos courriels et de vos appels, et des pièges. Une question hors sujet, une demande d’avis qu’il ne doit pas donner, une information absente de vos contenus. On vérifie ses réponses, et surtout ses refus.
Après la mise en ligne, on suit l’usage, les coûts et les questions restées sans réponse. Ces dernières sont précieuses : elles montrent ce qui manque à vos contenus, pour l’assistant comme pour vos visiteurs.
Les coûts, prévus d’avance
Chaque réponse consomme des ressources chez le fournisseur du modèle. Cette consommation se paie à l’usage, à part de la création du site : ses coûts sont estimés au cadrage, et un plafond d’alerte prévient avant toute surprise. Un assistant bien cadré répond court et juste, ce qui coûte aussi moins cher.
Vos données, et la Loi 25
Un assistant transmet les questions de vos visiteurs à un modèle d’IA. Le cadrage fixe ce qui part chez le fournisseur, ce qui est conservé, pour combien de temps, et ce que votre politique de confidentialité doit annoncer, comme l’exige la Loi 25. Quand vos données l’exigent, il étudie une IA plus souveraine, choisie pour l’endroit où elle traite vos informations.
L’exemple d’ici : Philippe
Le guide de ce site, Philippe, est un assistant de l’atelier. Il répond à partir des contenus d’in6.ai et du parcours de son fondateur. L’atelier ne conserve pas ses conversations et n’y associe aucun identifiant. Le nombre de questions est limité par adresse, pour éviter les abus. Quand son service ne répond pas, il se rabat sur des réponses validées d’avance plutôt que de se taire ou d’improviser.
Posez-lui une question en bas de l’écran : c’est la meilleure démonstration de ce que cette note décrit.
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